Après la mort d’un policier à Avignon

Il me faut insister sur les trois termes : SERVICE PUBLIC – GARDIEN DE LA PAIX – et SÉCURITÉ PUBLIQUE. car ils continuent à représenter pour moi ce qui fait la grandeur, au quotidien, de TOUS les métiers du service public : dont celui de policier, exposé à tous les dangers.

Je déteste souverainement l’emploi généralisé  du terme « Forces de l’Ordre » pour parler de la Police – et de la Gendarmerie –: le binôme sulfureux constitué par le pouvoir et ses opposants a malheureusement réussi à faire passer ce terme un tant soit peu martial dans le langage courant. Or, cette définition ne concerne qu’une petite partie seulement des fonctionnaires de Police, la très grande majorité étant des policiers du quotidien, dans nos commissariats. Et quand on appelait il n’y a pas si longtemps la police sur le 17, il était inscrit, dans l’annuaire, « Police-Secours ». Ce n’est pas un terme sans signification, ni portée loin de là !

De même, je ne pardonnerai jamais à Nicolas Sarkozy d’avoir supprimé la Police de Proximité : on en paie en partie les dégâts, avec l’abandon partiel du terrain à la délinquance.

Quant au trafic de drogue, nuisible, mortel, et qui génère à ses organisateurs des profits colossaux, s’y attaquer nécessite une réelle volonté politique, au sens strict du terme, qui dépasse la seule revendication de « justice plus ferme » : on doit mener la guerre contre ses généraux, plus que contre ses fantassins, et c’est une bataille concertée d’États, un pays seul dans son coin ne peut y parvenir réellement

Pour l’heure, c’est la tristesse, la compassion, la solidarité envers la famille et les collègues de travail de ce jeune policier que je tiens à exprimer.

Signé Pierre PLATON  .

Capitaine de Police honoraire

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