Le racisme et les violences policières sont inacceptable des deux cotés de l’atlantique !

Une très forte mobilisation est en cours aux Etats Unis. Elle est essentiellement axée contre le
racisme d’Etat et les violences policières. Le détonateur a été un énième assassinat lors d’une
interpellation policière, celle de Georges Floyd, joueur de basket et rappeur américain de 46 ans.
Cet énième drame confirme un racisme institutionnel et systémique, dans un contexte délétère
exacerbé par les propos et actes du président Trump. La police agit désormais sans retenue et avec
une extrême violence, notamment depuis la fin des mesures de sanctions instituées lors de la
présidence Obama.
Nous pouvons faire un parallèle avec la France même si la situation sociale et économique n’est pas
équivalente. Si les inégalités sociales et le niveau de pauvreté sont déjà bien trop importants dans
notre pays ils ne sont pas au niveau des Etats Unis. Effectivement notre système social solidaire, la
sécurité sociale et les services publics permettent encore, même s’ils ont été fragilisés par des
années de politiques régressives, une protection et l’accès à des droits fondamentaux pour un grand
nombre de personnes.
En France, comme dans de nombreux pays, les politiques d’austérité et d’appauvrissement des
populations sont reliées à des politiques sécuritaires de plus en plus restrictives des droits et libertés.
Cela se traduit, entre autres, par une forte répression judiciaire et un déferlement de violences
policières. Dernièrement, le 5 janvier 2020, Cédric Chouviat, livreur en scooter de 42 ans, décédé à
la suite d’un placage ventral au cours d’un contrôle de police effectué au sol dans des conditions
analogues à celui subit par Georges Floyd aux Etats-Unis. Nous n’oublierons ni Adama Traoré ni
aucun autre, ni les rescapé-es et les mutilé-es, les meurtri-es comme le jeune Gabriel.
Pendant la seule période de confinement en France, du 17 mars au 11 mai, plus d’une dizaine de
personnes ont perdu la vie dont deux tuées par balle par la police : Toulouse, la Courneuve, Béziers,
Rouen, Saint Denis, Albi, Angoulême, Clermont-Ferrand, Grenoble…
Très souvent et trop souvent, les populations visées, stigmatisées, violentées sont des populations
des quartiers populaires, ou/et de catégorie sociale défavorisée ou/et issues de l’immigration. Plus
de 40 000 personnes se sont rassemblées devant la cité judiciaire de Paris mardi soir à 18H00, pour
dénoncer les violences policières et le racisme.
Ici ou ailleurs, L’UFSE CGT s’insurge contre les violences policières, contre la guerre de classe menée
par des gouvernements autoritaires et réactionnaires. Nous assurons notre solidarité avec le
mouvement syndical américain et les militant-es progressistes et humanistes, y compris dans les
rangs de la police, qui manifestent leur détestation du racisme et des violences, et de ceux qui
l’attisent. Ici ou ailleurs nous n’accepterons jamais !
Montreuil, le 05 juin 2020

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