La CGT-Police 66 saisit le Préfet des Pyrénées Orientales sur les conditions de travail inadmissibles!

Monsieur le Préfet des Pyrénées-Orientales,

Nous vous interpellons au sujet de la Direction interdépartementale de la Police Aux Frontières du 66.

Notamment sur des sujets de conditions de travail et de sécurité au travail.

Sur le site du SPAF de Perpignan les locaux ne semblent pas présenter toutes les garanties normales de sécurité.

Pour la sécurité:

Prises de courants arrachées, porte d’entrée principale ne fermant pas, douche féminine fermant avec une clé accrochée au mur (absence de possibilité accès par l’extérieur pour secourir une personne en cas de malaise), caméra extérieure accès DIDPAF ne filmant pas les personnes de manière claire et de façon permanente, odeur forte dans les parties communes de stupéfiants entreposés au sous- sol, absence d’extincteurs dans nouvelle salle ESR , mobilier non fixé au sol salle de retenue et absence de caméra dans cette même salle, armurerie éloignée du poste de police sans caméra.

Pour les conditions de travail :

Mobiliers vieux et usés, peintures murales sales, éclairage d’un autre temps, salle ESR ne respectant pas la réglementation, nettoyage des ensembles trop succinct, absence trop souvent du cahier d’hygiène et de sécurité, absence de prise en compte du contenu des remarques portées sur ce document, matériels informatiques en panne non remplacés, positionnement des moniteurs de vidéo surveillance trop haute dans le poste de police, alimentation des distributeurs de savon et papiers toilette inexistante, matériels de maintien de l’ordre entreposés dans local fouille de GAV avec présence de rats , casques de maintien de l’ordre stockés sur le dessus des armoires du poste de police en pleine poussière.

Pour l’ensemble voir album photos ci-joint.

L’assistant de prévention est proche de la hiérarchie, il est adjoint du chef de service du SPAF Perpignan. Ce poste a été pourvu sans appel d’offre.

Son travail en la matière est inexistant à en voir les conditions actuelles de travail des fonctionnaires de police.

Nous le considérons comme partial au vu de son poste actuel (conflit d’intérêts) et, dans l’intérêt général, nous vous demandons son remplacement par une personne intègre et volontaire.

Sur le site de la grande barrière de péage A9 S/N de Le Perthus sur la commune de Le BOULOU (66) :

Pour la sécurité :

Absence de près-signalisation de la zone de contrôle, absence de mise en place de balisage réglementaire, absence d’éclairage de ladite zone, véhicules de police démunis de sérigraphie type 3 D spécifique pour une utilisation sur réseau autoroutier (la Douane et la Gendarmerie ont ce type de véhicule).

Risque d’accident permanent pour les fonctionnaires de police.

Pour les conditions de travail :

Absence de protections contre les intempéries et de forte chaleur, algèco police sans aucun entretien, matériels informatiques vieux et défectueux, mobiliers usés, non prise en charge des risques environnementaux depuis 5 ans par donneurs d’ordres (test de bruit, test de pollution particules fines), absence de prise en compte par la direction de l’obligation de protections de ses employés.

Suite aux multiples prolongations gouvernementale des contrôles permanents en entrée France, nous attendons toujours la création sur la plateforme transfrontalière du Perthus d’une zone de contrôle, respectant la sécurité et les conditions de travail des fonctionnaires de police.

Le député Romain GRAU s’était engagé dans ce sens.

Nous avons fourni à La Direction de la DIDPAF 66, un devis de la société d’expertise Veritas pour une expertise des particules fines présentent ou non sur la barrière de péage A9 Le Perthus sur la commune de Le Boulou.

A ce jour, près de deux mois après, pas de réponse.

De nouveaux policiers ont étaient mutés dans cette Direction. Ces mutations devaient venir renforcer les effectifs du CRA.

Le directeur de la DIDPAF 66, a décidé de les déplacer vers le service du SPAF Perpignan, malgré les demandes écrites des chefs de brigade allant pour un renforcement des effectifs du CRA .

Les fonctionnaires du SPAF de Perpignan sont quotidiennement obligés de renforcer le CRA. (missions d’embarquement sans formation d’escorteur, missions de présentation au JLD, gardes des retenus à l’hôpital).

A ce jour les effectifs du CRA ne peuvent pas assumer toutes leurs missions avec un centre à 38 retenus.

Il est prévu de porter son occupation à 48 retenus avec les mêmes effectifs.

Cela va devenir impossible à gérer.

Nous vous demandons un renfort urgent d’effectifs au CRA .

De manière générale sur tous les services de cette direction il y a un harcèlement permanent en matière d’activité qui créé, un mal-être au travail, de vives tensions, et évidemment par voie de conséquence des arrêts de travail et des dépressions.

Toujours plus avec toujours moins, ce système arrive à ses limites.

Nous avons essayé à plusieurs reprises de trouver des solutions avec la direction de la DIDPAF 66. A ce jour aucune réponse de leur part.

La sécurité au travail et les conditions de travail ne semblent pas être une priorité.

Face à cette absence de dialogue social avec le partenaire social que nous sommes, nous vous saisissons par le présent courrier.

Contrairement à cette Direction atypique nous sommes ouvert au dialogue dans l’intérêt des personnels.

La police est gravement malade, de simples placebos ne pourront pas régler ses problèmes. Les fonctionnaires de police sont fatigués d’attendre des moyens et des conditions de travail dignes.

Nous sommes à votre entière disposition pour vous aider dans cette mission difficile en tant que partenaire social responsable.

Veuillez agréer Monsieur Le Préfet des Pyrénées-Orientales l’expression de mes salutations respectueuses.

Le secrétaire départemental CGT police 66.

Mr GILI Robert

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