GILETS JAUNES : LA DEMOCRATIE MUTILÉE

Loin de s’essouffler le mouvement dit « des gilets jaunes » se poursuit. Ce mouvement composite, difficile à cerner, remet en cause, au-delà de la politique néfaste du gouvernement, des modes de fonctionnement et des comportement politiques de plus en plus insupportables.

C’est dans ces conditions qu’une manifestation conjointe « gilets jaunes – gilets rouges» a eu lieu, réunissant des membres de la C.G.T. et des personnes ayant épousé la cause -même imprécise- du mouvement « G.J ».

La CGT-Intérieur Ile de France soutient ce mouvement dit « des gilets jaunes » dans sa dimension qui vise au progrès social, et au rétablissement des droits élémentaires dus par l’Etat et les représentants politiques, élus ou non, à sa population.

Il condamne en revanche une politique gouvernementale qui vise à creuser le fossé entre forces de l’ordre et peuple, ainsi que les dérives inacceptables qui consistent pour certains, manifestants ou autre, à s’en prendre physiquement à nos collègues policiers ou gendarmes.

L’état porte bien sûr une grave responsabilité dans ces dérives, en adoptant une doctrine autoritaire en matière de maintien de l’ordre et de gestion des manifestations, doctrine qui nous ramène en arrière, alors même qu’elle a fait preuve dans le passé de sa nocivité et de son inefficacité.

Les fonctionnaires de la police nationale et les militaires de la gendarmerie constituent certes au sein du corpussocial des catégories particulières. Il n’en reste pas moins qu’ils constituent une catégorie de travailleurs parmi d’autres, et que l’oublier serait faciliter la tâche d’un gouvernement qui cherche de plus en plus visiblement à transformer les forces de l’ordre, composante ce qui doit être un grand service public de sécurité, en garde prétorienne du régime .

Paris le, 09 février 2019

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