HOPITAL HOTEL-DIEU : LA LUTTE PAIE !

vendredi 1er août 2014

HOPITAL HOTEL-DIEU : LA LUTTE PAIE !
Cela faisait des mois que Mireille Faugère, ex-directrice générale de l’APHP, avait annoncé la mort de l’hôtel-Dieu.
Cet hôpital qui avait vu son service d’UMJ (Urgences Médico-Judiciaires), ainsi que le service des urgences, être refaits à neuf, s’était vu amputer du SAMU par cette même directrice, en clair : pompiers, smur, ambulances, interdit de séjour aux urgences de l’Hôtel-Dieu !
D’autres services ont également quitté les lieux à marche forcée. Quoi de mieux comme bonne raison d’expliquer aux parisiens que l’Hôtel-Dieu est obsolète quand il est vide ?
La CGT ne l’a pas entendu de cette façon : le projet « Fagon », soit disant innovant pour la santé dans la capitale, a été vivement critiqué par l’ensemble des structures CGT parisiennes.
La CGT et les personnels ont impulsé de nombreuses initiatives et alerté la population, obligeant l’APHP à redéfinir un véritable projet pour cet hôpital avec des activités médicales et un accueil des urgences en s’appuyant sur nos propositions.
La CGT a su être présente pour contrer chaque attaque de la direction. Le rapport de force a eu pour conséquence le départ de madame Faugère, qui avait entretenu un climat délétère entre les représentants du personnel, les organisations syndicales et la direction, tout au long de son mandat.
L’arrivée de Martin Hirsch n’a pas sonné l’arrêt de l’homicide de notre hôpital, mais nous lui concédons le retour d’un dialogue social.
Précisons que le départ de Jean-Marie Leguen, fervent défenseur du projet « Fagon », a également aidé à renouer avec un dialogue posé avec la direction.
Aujourd’hui, grâce à la combativité de la CGT parisienne, l’APHP recule sur ses ambitions ; Martin Hirsch s’est adressé aux personnels de l’Hôtel-Dieu par courrier en date du 23 juillet 2014 (voir pièce jointe) pour leur annoncer un certain nombre de mesures positives.
En clair : retour des pompiers et des ambulances à l’Hôtel-Dieu, mise en place d’une « polyclinique » de consultation, maintien des UMJ, développement d’un centre de psychiatrie en lien avec le SAMU-social, renforcement du pôle « santé publique ».
Pour autant, il reste des carences dans les annonces de Martin Hirsch. La CGT reste vigilante sur la mise en œuvre de ces propositions et continuera la lutte pour un vrai hôpital public au cœur de Paris !
Paris, le 30 juillet 2014