Des conséquences graves pour les retraités et les actifs

Article CGT

lundi 7 octobre 2013

Ces décisions, si elle venaient à se confirmer, seraient graves de conséquences pour les retraités, mais aussi pour les actifs et plus généralement pour la situation économique du pays, déjà particulièrement préoccupante.

Pour les retraités, cela se traduirait par une perte nette de pouvoir d’achat de l’ordre de 5 %.

Pour les actifs, la faible revalorisation du point à l’Arrco et à l’Agirc affectera le calcul de leur future retraite, puisque celle-ci sera calculée à partir de cette même valeur du point dévalorisée.

Pour l’économie et donc pour une grande majorité de citoyens, la réduction du pouvoir d’achat de plus de 14 millions de retraités entraînerait immanquablement une baisse de la consommation, donc de la demande intérieure et aurait entre autres choses un impact désastreux sur l’emploi...

Il y a vraiment mieux à faire et la CGT a formulé des propositions lors des négociations qui permettraient de financer de manière pérenne les pensions et d’améliorer la situation des retraités actuels et futurs. Il suffirait d’augmenter de manière raisonnable les cotisations, en particulier la part dite « employeur », pour y parvenir. La CGT propose par ailleurs que les entreprises à fort taux de main d’œuvre ne soient pas ou peu touchées par cette augmentation. Seules les entreprises qui réalisent des profits importants seraient mises pleinement à contribution.

Si le Medef est farouchement opposé à ces propositions, c’est parce qu’il protège les intérêts des multinationales et des grands groupes, ou plutôt de leurs principaux actionnaires. Plutôt les dividendes que la protection sociale, telle est la devise du Medef.

Le Medef ne souhaite d’ailleurs pas s’en tenir à la question de la revalorisation des pensions pour les années qui viennent. Il milite activement pour obtenir du gouvernement que s’engage une réforme de fond du système de retraite qui lui permettrait d’être « définitivement » à l’abri d’une augmentation des cotisations. Cette réforme consisterait à placer comme objectif premier du système son équilibre financier plutôt que de garantir le niveau des pensions. Il en résulterait que l’équilibre serait obtenu au détriment du niveau des pensions. C’est assurément ce qui se passerait dans la mesure où le nombre de retraités étant appelé à croître et les ressources étant figées (ce serait l’objet principal de la réforme), c’est la part allouée à chaque retraité qui baisserait.