Toutes et tous mobilisé-es contre l’état d’urgence permanent, pour nos droits et libertés

Rassemblement le lundi 25 septembre à 18 h à Paris. (Place Edouard Hérriot – derrière Assemblée Nationale)

lundi 25 septembre 2017

Rassemblement le lundi 25 septembre à 18 h à Paris.
(Place Edouard Hérriot – derrière Assemblée Nationale)
Le 25 septembre 2017, l’Assemblée Nationale examinera le projet de loi de sécurité intérieure et de
lutte contre le terrorisme en procédure accélérée, en dehors de tout débat public nécessaire.
Ce texte pérennise les mesures de l’état d’urgence qui dure depuis 2 ans et qui doit prendre fin au
1er novembre 2017. Ne nous y trompons pas, le gouvernement Macron procède à un tour de passepasse
en faisant croire à la fin d’un état d’exception. Or, il n’en est rien car le texte qui sera voté la
semaine prochaine installe encore plus dans notre quotidien le soupçon permanent et l’état policier.
L’état d’urgence a largement été dénoncé et son inefficacité pour lutter contre le terrorisme plus que
démontrée. Pire, il est dévoyé et utilisé contre les militant.e.s et manifestant.e.s.
Cet énième projet de loi de lutte contre le terrorisme ira encore plus loin dans les atteintes aux
libertés fondamentales des citoyen.ne.s et dans les pratiques discriminatoires.
Alors que les mobilisations se multiplient contre les régressions sociales sauce Macron, ce projet de
loi constitue un arsenal répressif contre le mouvement social intolérable !
Le gouvernement tente de duper son monde avec des termes édulcorés : « périmètres de
protection », « visites » alors qu’il s’agit de véritables entraves à la liberté de manifester et de se
rassembler ou encore de perquisitions !
Les « mesures individuelles de contrôle administratif et de surveillance » sont de véritables atteintes
à la liberté d’aller et venir. Les assignations à résidence, bracelet électronique, interdictions de
paraître dans certains lieux … sont décidés par le ministère de l’intérieur sans aucune garantie pour
celles et ceux qui sont suspecté.e.s.
Le lapsus de Gérard Collomb devant la commission des lois et hier de Macron à New-York parlant
de « fin de l’état de droit » est en ce sens bien révélateur !
Les fonctionnaires et agents non titulaires sont également dans le viseur de cette future loi et la
chasse aux sorcières est encouragée.
En effet, la commission des lois de l’assemblée vient d’introduire dans le texte une nouvelle
disposition facilitant une procédure de licenciement expéditive des fonctionnaires et agents non
titulaires participant « aux missions de souveraineté de l’état, de sécurité et de défense », sur le
simple constat d’un « comportement » qui serait incompatible avec l’exercice de ses missions.
Ainsi, sur la base d’une simple enquête administrative, l’employeur public pourra proposer une
nouvelle affectation : si aucune affectation n’est possible ou si l’agent refuse l’affectation proposée,
il est tout simplement « radié des cadres » !
Cette procédure sera alors une arme bien pratique contre des fonctionnaires et agents non titulaires
que l’administration trouvera un peu trop militant.e.s ! Ceci est inacceptable !
Nous refusons de vivre dans cette société du soupçon permanent, de l’état d’exception, dans
laquelle nos libertés, droits et garanties collectives sont entravées gravement !
L’escalade de cet état d’exception permanent n’entraîne que le repli sur soi et la montée de la haine
et du racisme !
L’UFSE-CGT appelle toutes et tous à se mobiliser et participer au rassemblement du 25 septembre
2017 à 18 heures place Edouard Herriot derrière l’Assemblée nationale pour nos droits et nos
libertés !
Montreuil, le 22 septembre 2017