LE FUTUR SIEGE DE LA POLICE JUDICIAIRE (rue du Bastion), OU LES INEPTIES D’UNE CONSTRUCTION BACLEE...

VOUS DEVREZ PAYER POUR ALLER TRAVAILLER !

mercredi 26 avril 2017

LE FUTUR SIEGE DE LA POLICE JUDICIAIRE (rue du Bastion),
OU LES INEPTIES D’UNE CONSTRUCTION BACLEE...
VOUS DEVREZ PAYER POUR ALLER TRAVAILLER !
La PJ parisienne devra quitter prochainement le mythique 36 quai des Orfèvres pour un bâtiment flambant neuf rue du Bastion dans le 17éme arrondissement de Paris.
On pourrait imaginer un bâtiment pratique, digne du 21ème siècle répondant à des critères fonctionnels, opérationnels et humains, puisqu’il s’agit d’une création de site.
On sait bien que pas moins de 1700 policiers ou agents techniques et administratifs devront se croiser quotidiennement sur ce site, de jour comme de nuit...
Nous avions déjà remarqué que la structure ne comportait pas de site de restauration. La CGT-Police SGAP de Paris avait attiré l’attention du Préfet de Police sur cette anomalie.
Qui plus est, éloigné du centre de Paris et fonctionnant en horaires atypiques, il sera difficile de compter sur les seuls transports publics pour les prises de services ou même pour quitter son lieu de travail.
L’usage du véhicule personnel est pratiquement incontournable dans ces conditions. Là encore nous avions alerté. Mais le parking n’a pas été prévu.
On va donc mettre à notre disposition un bâtiment qui ne comporte aucun restaurant administratif, aucune crèche, aucun emplacement de parking pour y stationner les véhicules personnels. Et cerise sur le gâteau !! La direction PJ nous propose (sans rire) aux agents des places de stationnement :
« À un tarif attractif et à proximité immédiate (à 500 m tout de même) du site des Batignolles pour un tarif de 75 euros par mois pour le stationnement d’un véhicule 5 jours par semaine dans un parking privé ».
La CGT-Police demande au nouveau Préfet de Police d’assumer les erreurs de conception :
De prendre en charge intégralement les frais de stationnement !
De trouver des places de crèche !
Et des places de cantine à proximité du "Bastion" et non pas à 15 voire 25 min à pied. Ce n’est pas avec les 200 places négociées en ce moment que les 1 700 collègues vont pouvoir se restaurer correctement !
Au-delà de la considération que nous n’attendons plus (!) nous demandons un peu de respect pour ceux qui chaque jour se sacrifient au service de l’État.
Paris le, 24/04/2017