Des policiers entre la vie et la mort : « Il n’y a pas de zone de non-droit », dit Valls !

lundi 10 octobre 2016

Des policiers entre la vie et la mort : « Il n’y a pas de zone de non-droit », dit Valls !

Des policiers, agents de l’État ont été pris pour cible dans l’exercice de leurs fonctions.

La CGT-Police du SGAP de Paris, s’indigne de cette violente et stupide agression qui a grièvement blessé quatre collègues qui assuraient avec « les moyens du bord », la mission qui leur avait été confiée à la lisière des communes de Grigny et Viry-Châtillon (Essonne).

La CGT-Police tient à apporter son soutien aux collègues victimes, tout en respectant leur douleur, comme celle de leurs entourages familiaux et professionnels.

Nous leur souhaitons un prompt rétablissement.

Nous laisserons bien sur l’émotion retomber, mais, face à cette tentative d’assassinat, il est urgent de mettre à jour les conditions qui ont permis de subir cette tragédie. Nous voulons connaître les raisons qui ont conduit à cette situation.

Sur le plan stratégique d’abord.

Pourquoi a-t-on décidé d’implanter deux véhicules sérigraphies, alors qu’une surveillance judiciaire discrète mais efficace aurait sans doute permis d’identifier les auteurs des dégradations et agressions récurrentes dans ce quartier avant de les interpeller ?

Les opérations de « com » destinées à montrer la force que nous n’avons plus doivent cesser !

La CGT-Police SGAP de Paris rappelle que la fonte des effectifs impacte lourdement les missions de police et le service public !

La fin de la police de proximité signée par Sarkozy et entérinée par Hollande représente une fracture sociale entre la population et leur police qui n’a de cesse de s’agrandir au fil des ans.

La politique de casse du service public qui a conduit à la perte de 20 000 emplois de policiers et gendarmes avec la RGPP et la MAP met chaque jour la population en danger et s’attaque également aux policiers de terrain.

Partout en France, les policiers sont débordés, fatigués, épuisés…

Nous demandons la remise à niveau des effectifs de la police nationale, et la prise en compte de la souffrance de ces personnels.

Paris le, 10 novembre 2016.