LES RETRAITES SERONT DANS LA RUE LE 9 JUIN

mardi 25 octobre 2016

La CGT déclare :

Depuis quelques semaines sur toutes les ondes on nous répète : « La France va mieux, la croissance est de retour ». Mensonge ou omission, car chacun sait que le faible rebond de la croissance est dû à la baisse du prix du pétrole, or celui-ci-repart à la hausse. Refusant de tirer les enseignements de l’échec de sa politique, le gouvernement maintient le cap de la purge sociale.
Or, ce sont les politiques d’austérité, de réduction des dépenses publiques et de baisse du « coût du travail » (pression sur les salaires, cotisations patronales) menées partout en Europe qui créent la récession, la destruction de millions d’emplois et la diminution des cotisations sociales.
Malgré nos interpellations, nos actions, le gouvernement comme le Medef sont bien décidés à entériner la baisse du pouvoir d’achat des retraites.

Cela fait plus de trente mois que nos pensions sont bloquées hormis le 0,1 % « royalement » accordé.

Beaucoup de retraités ont eu le sentiment que l’on se moque d’eux et pour cause !

Nicolas SARKOZY avait décidé la suppression de la demi-part fiscale aux parents isolés ou aux veufs et veuves ayant eu un enfant, ainsi que l’imposition de la majoration de 10 % pour les retraités ayant élevé 3 enfants. De ce fait beaucoup de retraités ont perdu des exonérations en matière d’impôts locaux ou de cotisations sociales. Alors que le gouvernement annonce de nouvelles baisses d’impôts pour les plus démunis, droit dans ses bottes il refuse le rétablissement de la demi-part ! Quelle duperie !

Le candidat Hollande avait promis une grande réforme fiscale pour aller vers un impôt plus progressif, avec plus de tranches et surtout réduire le poids de la TVA. Cet impôt particulièrement injuste : que l’on soit retraité avec 1 000 € mensuels ou que l’on ait un revenu mensuel de 20 000 à 50 000 €, la TVA sur la baguette de pain, le KW d’électricité, ou le litre de carburant est identique. Alors quid de la grande réforme fiscale ?! Pourtant les recettes fiscales existent : Qui parle des quelque 300 milliards d’exonérations, d’aides diverses accordées au plan fiscal et social aux entreprises, principalement les plus grandes, sans qu’aucun emploi supplémentaire n’ait été créé, ou les 85 milliards liés à la fraude et l’évasion fiscale !?

Aujourd’hui, trop de retraités hésitent à se soigner par manque d’argent, à cause des dépassements d’honoraires ou n’ayant pas les moyens de se payer une complémentaire santé. La loi santé va encore réduire l’offre de soins et les hôpitaux de proximité, alors que les besoins sont grandissants et que le vieillissement de la population suppose d’offrir des lieux d’accueil capables de prendre en charge la population à tous les stades de la vie. Parallèlement, le patronat travaille à la privatisation de l’assurance-maladie. 70 ans après sa création, la Sécurité sociale est toujours une idée moderne qu’il nous faut préserver dans sa conception et reconquérir dans sa gouvernance.

Retraités nous sommes nombreux à manifester avec les jeunes, les salariés et les privés d’emploi pour refuser le projet de loi Travail. Car nous pouvons être inquiets pour nos conjoints, nos enfants, petits-enfants, et même la Fonction Publique n’est plus une garantie d’emploi.

Nous vous mettons en garde :

Vous vous croyez à l’abri ? Mais nous sommes egalement concernés et nous sommes tous confrontés aux mêmes problèmes : renchérissement de la vie, désertification en matière de services publics, désengagement de l’Etat dans les territoires, la perte d’autonomie, la dépendance en fin de vie.

Il ne faut pas s’y tromper. Qui peut croire que faciliter les licenciements va crééer de l’emploi ? Que la baisse du coût du travail va remplir les caisses et améliorer la protection sociale ?

Certaines dispositions vont aussi nous impacter directement (medecine du travail / de prévention) sans compter qu’il y a de plus en plus d’emplois précaires même chez nous et le statut des fonctionnaires est dans le colimateur d’Emmanuel MACRON de son propre aveu.

Vont ils encore longtemps maintenir la bonification, le même mode de calcul , notre code des pensions ?

Que nous soyons du secteur Privé ou Poublic, nous revendiquons :

- l’amélioration du pouvoir d’achat des retraités par rattrapage immédiat de 300 € par mois (rattrapage)
- l’indexation des pensions sur l’évolution du salaire et non sur les prix ;
- le retour à une revalorisation annuelle des pensions au 1er janvier de l’année prenante en compte
l’évolution des salaires ( le point d’indice ne doit plus être gelé)
- la suppression de la Contribution Additionnelle de Solidarité pour l’Autonomie (CASA)
- Le maintien de l’intégralité des pensions de réversion portée à 75% alors qu’ellesi risquent d’être prochainement remises en cause, selon les indications du ministère du budget lui-même.
- Le rétablissement de la demi-part fiscale et la défiscalisation de la bonification pour avoir élevé 3 enfants.
- le droit de vivre notre retraite dignement jusqu’à une fin de vie décente (aides à la personne, établissements et soins abordables)