Non le renseignement ne peut pas tout !

mercredi 22 avril 2015

Non le renseignement ne peut pas tout !
L’interpellation récente d’un individu soupçonné d’être un terroriste amène à nouveau à se poser la
question suivante : comment a-t-il pu agir aussi librement alors qu’il était fiché par les services de
Renseignements ?
C’est la question qui tourne en boucle actuellement dans les médias.
Elle devrait logiquement amener une autre question : où sont les policiers ? car de simples contrôles
sur les routes comme il était possible d’en rencontrer par le passé aurait pu mettre ce genre
d’individu hors d’état de nuire.
Nous constatons que bon nombre de trafics d’armes ou matières illicites transitent sur le territoire à
bord de véhicules routiers. Pourquoi ne pas en tenir compte ? Les exemples récents n’ont semble-t-il
pas été analysés.
Focaliser toute l’attention sur les réseaux informatiques ne résoudra rien. C’est certes un élément à
suivre, mais c’est insuffisant.
La présence visible et dissuasive de la police et de la gendarmerie sur les routes assurant des
missions de contrôle et filtrage, permettra d’observer et d’interpeller des individus isolés
susceptibles de passer à l’acte, sans véritable réseau logistique.
Ce sera le défi à relever pour s’adapter à ce nouveau terrorisme pour une police efficace : Laisser les
policiers faire leur travail !
A cela on pourrait leur répondre que le peu d’effectifs restant est en garde statique devant les
ministères, devant les sièges des partis politiques, les chaînes de télévision, les mosquées, les
synagogues et protège beaucoup d’éminents personnages.
Cette mobilisation a tellement bien vidé les commissariats que le gouvernement a dû faire appel non
seulement à des militaires, corvéables à souhait, mais aussi à des retraités, la réserve civile, pour
renforcer artificiellement les forces de police.
Pendant ce temps, qu’en est-il des patrouilles ? Qu’en est-il des contrôles routiers qui ont si souvent
permis par le passé de mettre la main sur ce genre d’individu dangereux ?
Comment assurer toutes ces missions avec des effectifs de police dont les rangs ont été décimés par
la politique de Nicolas SARKOZY et de ses successeurs ? Car il faut ouvrir les yeux ! Comment
assurer la sécurité des biens et des personnes avec près de 20 000 policiers en moins depuis 2007
grâce à la politique de non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant en retraite ?!
Et tout cela avec la muette contestation des syndicats « catégoriels » supposés défendre les intérêts
de la profession ?!
Les choses ne vont pas aller en s’arrangeant, car, à l’instar de son prédécesseur, M.CAZENEUVE
va une fois de plus déshabiller Paul pour habiller Pierre, en renforçant les services de
renseignements au détriment d’autres services de Police, sans compenser ces pertes avec des
recrutements.
On ne peut pas en même temps se plaindre d’avoir trop de fonctionnaires et ensuite s’indigner, car il
n’y a pas assez d’infirmières pour assurer les urgences à l’hôpital, ou de Policiers pour se sentir
mieux protégé.
Selon les renseignements intérieurs il y aurait plus de 2000 personnes potentiellement dangereuses à
surveiller et pour être efficace 24 heures sur 24, il faudrait une équipe de 20 personnes : faites le
calcul !
Messieurs VALLS et CASENEUVE, pour justifier le vote de la loi liberticide sur le Renseignement,
nous ont affirmé en insistant fortement que nous étions en guerre. Ils ne manqueront d’ailleurs pas
de se servir de ce triste événement pour incliner un peu plus l’opinion et faire accepter leur texte.
La CGT POLICE Paris leur répond : pour mener une guerre, il faut des soldats !
La CGT POLICE Paris dénonce la politique menée par les différents gouvernements qui se
sont succédé et la destruction massive des services publics organisée depuis 2007. Elle
demande une relance des recrutements, notamment dans les effectifs de police, afin de pouvoir
assurer non seulement les missions de protection apparues avec la menace terroriste, mais
également pour pouvoir poursuivre celle de protection des personnes et des biens.
Contact Presse : Anthony Caillé 06 64 46 30 20