DÉPÊCHE AFP: La Police nationale va s’attaquer au chantier du stock des heures supplémentaires

La Police nationale va s’attaquer au chantier du stock des heures supplémentaires

Le patron de la Police nationale, Eric Morvan a affirmé mercredi vouloir s’atteler à la “question délicate” des heures supplémentaires accumulées par les policiers, dont le stock est estimé par un parlementaire à près de 21 millions.

“J’ai décidé que nous arrêtions la politique de l’autruche sur la question des heures supplémentaires qui s’accumulent de façon préoccupante sans véritable pilotage”, a déclaré le directeur général de la Police nationale (DGPN) à Rouen, lors d’une cérémonie de vœux en présence du ministre de l’Intérieur Gérard Collomb.

Selon un rapport du sénateur Philippe Dominati remis à la commission des Finances de la haute assemblée en novembre 2017, le stock des heures supplémentaires à apurer s’élevait à 20,9 millions d’heures fin 2016 au sein de la Police nationale.

“Nous ne pouvons pas continuer à pousser devant nous une boule qui ne cesse de grossir en laissant à ceux qui nous suivront le soin de gérer une situation que nous n’avons pas su maîtriser”, a estimé le DGPN.

Sur cette “délicate question”, M. Morvan a décidé de confier une mission à la Direction des ressources et des compétences de la Police nationale (DRCPN) chargée de formuler des “propositions ambitieuses”.

A l’exception des compagnies républicaines de sécurité (CRS), dont les heures supplémentaires peuvent être payées, ces +heures sup+ sont compensées par l’octroi d’heures récupérables, variables en fonction du grade mais aussi du moment, du motif ou encore du régime de travail du fonctionnaire de police.

Dans son rapport sénatorial, Philippe Dominati détaillait l’évolution à la hausse du stock d’heures supplémentaires passé de 17,19 millions fin 2014 à 18,79 millions d’heures fin 2015, puis 20,9 millions fin 2016. Philippe Dominati estimait que le stock des heures supplémentaires fin 2016 pouvait être évalué à 250,52 millions d’euros au coût de rachat en 2017. Une telle option “pourrait utilement être envisagée, plutôt qu’une augmentation du stock, dont l’apurement apparaît peu probable à court terme”, avançait le parlementaire.

AFP

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